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La téléprésence mobile : futur ou dérive de la formation ?

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"Loin des yeux, loin du coeur..." L'adage populaire est-il également vrai pour le cerveau ?

Nous sommes récemment tombés sur une vidéo de l’Université Laval au Québec, qui présente son prototype de téléprésence mobile : un robot mobile télécommandé depuis un ordinateur, un smartphone ou une tablette, et qui projette en direct une personne à distance. L’idée ? Proposer une alternative à la présence d’un élève ou d’un formateur en capacité d’interagir avec l’apprenant. Mais cela soulève plusieurs questions...

Quels usages sont envisageables avec cette technologie ?

On a déjà vu des TED talks utiliser des appareils similaires, notamment lors du talk d’Edward Snowden depuis l’ambassade d’Equateur.

Et c’est bien là toute l’utilité du produit : permettre à une personne n’ayant pas les moyens de se déplacer d’assister à un cours ou d’en délivrer un, de mener une discussion voire d’effectuer une présentation sur un sujet. Cette nouvelle technologie permet une interaction beaucoup plus immersive et adaptable qu’un simple call vidéo de type Skype. 

La vidéo explique les usages auxquels s’adonne déjà le département de recherche de l’Université Laval… et ils sont nombreux !


Briser la distance ? 

Avec ces nouveaux moyens d’interagir, il n’est plus simplement question de présence numérique : le robot a vocation à remplacer la personne physique. L’idée est ainsi de recréer une relation directe entre formateur et apprenant par le biais de la technologie. 

Mais est-ce bien le cas ? S’il apparait possible de recréer un lien de proximité au sein d’un espace d’apprentissage grâce à ce robot et aux interactions qu’il permet, il semble néanmoins compliqué d’assurer un échange autant efficace qu’une interaction visuelle et physique entre formateur et apprenant. 

Les limites apparaissent relativement claires : pour rendre un enseignement à distance efficace, de nombreux facteurs autres que le suivi visuel sont à intégrer : plateformes numériques, séries de tests adaptés à l’ordinateur, etc. Ainsi, une personne présente via un robot ne pourra pas absorber autant de connaissances qu’une personne présente physiquement.

Par ailleurs, n’y a-t-il pas un risque de perte d’intensité dans l’interaction ? Les biais cognitifs liés à la présence physique ou non d’une personne sont bien réels. L’élève se sentira-t-il réellement en présence d’un formateur, si celui-ci est représenté par un robot mobile ? A en croire l’Université de Laval, oui. Mais la question reste ouverte…

Mis à jour le jeudi 20 juillet 2017 10:06
Écrit par Samuelle Dilé

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